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pacome
2019-2-11 14:41

premier jour :

il fait beau et froid.

Nous tentons de rester dans le local afin d'écouter les habitants et

visiteurs nous décrire l’extérieur.

Quelques images commencent à émerger : les rapports difficiles avec la

société de logement, la commune et la police, des souhaits d’aménagements

Deux ados sont invités à écrire leur proposition de réparation au mur ;

ils écrivent en prenant le plus de place possible sur la surface

disponible, mais avec des crayon trop fins. Ils s’attardent donc à épaissir

leurs lettres pour que ça se voit mieux.

Évocation de la négociation de l'espace, la place des autres idées sur

cet espace restreint, la gomme comme mauvaise option.

Il y a une attente palpable dans le brico de resultats

photographiables, aussi une personne est envoyée chercher des craies et

marqueurs plus visibles. Plutôt inconfortables avec l’objectif affiché,

nous restons en retrait de cette tentation.

La parole semble rester malgré tout le moyen le plus simple et le plus

partagé de transmettre de l’information, et nous attendons de trouver un

angle pertinent pour aborder une représentation spatiale, trop souvent

complexe et fascinante.

Nous commençons une liste des choses entendues, sur la paroi extérieure

des toilettes, prise de note publique et visible par tou-te-s, mais de

notre fait. Chacun-e peut s’y référer.

Nous ne poussons pas à écrire ni dessiner, mais les crayons sont

disponibles.

Une ligne du temps est amorcée sur un autre pan de mur, à coté du sapin

de noël et face à l’entrée, pour éventuellement accueillir une mise en

forme temporelle des infos du quartier, le passé, les choses en cours, le

futures, les choses à faire etc.. elle ne sera finalement pas du tout

utilisée.